Un propriétaire de clinique comparant des logiciels de gestion de cabinet

Guide d'achat · Ontario

Cinq questions qui distinguent réellement les logiciels de physiothérapie en Ontario.

À la troisième démonstration, toutes les listes de fonctionnalités se ressemblent. Voici les questions dont les réponses diffèrent vraiment, pourquoi chacune compte précisément en Ontario, et à quoi ressemble une réponse franche. Nous y répondons pour nous-mêmes à la fin, y compris là où nous sommes en retard.

  • Quatre payeurs ontariens
  • La LPRPS par écrit
  • L'imagerie dans le dossier
  • Français canadien
  • Des données que vous emportez

Pourquoi les listes de fonctionnalités ne suffisent plus

Tout le monde a un agenda. Presque personne n'explique l'Ontario.

Prise de rendez-vous, notes, facturation et rappels sont acquis. À la troisième démonstration, tous les produits font les quatre, les écrans se confondent, et la décision glisse vers le vendeur le plus sympathique. C'est ainsi que des cliniques changent encore de système dix-huit mois plus tard.

Les questions ci-dessous sont celles dont les réponses divergent vraiment, et quatre des cinq tiennent spécifiquement à la pratique en Ontario. Elles sont volontairement inconfortables. Chacune appelle une réponse vérifiable que le fournisseur peut donner franchement ou contourner, et sa façon d'accueillir la question vous en dit autant que la réponse.

Posez-les par écrit et demandez la réponse par écrit. Une fonction inscrite à une feuille de route, en version d'essai ou suspendue à la certification d'un tiers n'est pas la même chose qu'une fonction utilisable lundi matin, et l'écart est invisible sur un tableau comparatif.

Les payeurs

« Pris en charge » et « transmis » ne sont pas le même mot.

La physiothérapie ontarienne est payée par quatre payeurs distincts, chacun avec sa paperasse : l'assurance complémentaire par TELUS eClaims, l'assurance automobile sur les formulaires OCF par HCAI, la CSPAAT par ses propres voies, et l'Assurance-santé de l'Ontario pour les cliniques désignées du programme public. Un fournisseur peut honnêtement dire qu'il « prend en charge » un payeur alors qu'il ne fait qu'enregistrer la demande que vous saisirez ailleurs. Demandez lesquels le logiciel transmet, aujourd'hui, depuis votre compte.

  • Posez la question payeur par payeur, pas pour l'Ontario en bloc : ce sont quatre circuits
  • Distinguez ce qui se transmet électroniquement de ce qui se dépose à la main
  • Demandez ce qui dépend d'une certification ou d'une entente hors du contrôle du fournisseur
  • Demandez ce que fait le logiciel quand une demande ne peut être acheminée : refuser ou déposer à l'aveugle
Une file de demandes acheminées vers différents payeurs ontariens

Le dossier

Où vivent réellement l'imagerie et les résultats.

Deux systèmes peuvent revendiquer l'imagerie et les mesures de résultats en désignant des choses très différentes. Des pièces jointes à un dossier ne sont pas des images dans le dossier, et une zone de texte où vous tapez un score n'est pas une mesure de résultat qui évolue sur tout un épisode de soins. La différence se révèle le jour où il faut démontrer une amélioration ou remettre un rapport à un assureur.

  • Des pièces jointes, ou des images consultables dans le dossier à côté de la note
  • Des scores saisis en texte, ou des mesures dont on suit la tendance dans le temps
  • Des constats structurés, par exemple sur une carte corporelle, ou seulement en prose
  • Le plan d'exercices de la dernière séance se reporte-t-il, ou faut-il le retaper chaque fois
Un dossier de physiothérapie avec imagerie et courbe de mesure de résultat

Langue et sortie

Deux questions qu'on ne pose qu'une fois qu'il est trop tard.

L'Ontario compte des zones désignées pour les services en français, et « nous offrons le français » peut désigner une page de réservation traduite devant un système clinique uniquement anglais. Demandez à voir l'écran d'un membre du personnel en français, pas celui d'un patient. L'autre question que personne ne pose en démonstration est celle du départ : que contient l'export, dans quel format, et pouvez-vous le lancer vous-même sans demander la permission ?

  • Le français pour le personnel et les cliniciens, pas seulement le parcours de réservation
  • Du français canadien plutôt qu'une traduction européenne, qui sonne faux pour les patients d'ici
  • Un export que vous déclenchez vous-même, couvrant les dossiers cliniques et pas qu'une liste de contacts
  • Un fichier réellement lisible, dans un format documenté
Une interface de clinique fonctionnant en français

À noter avant la démonstration

4
payeurs ontariens à traiter séparément
10(4)
l'article de la LPRPS à demander
FR
écrans du personnel, pas que la réservation
Sortie
l'export, demandé dès le départ

Les cinq questions

Posez-les, dans cet ordre.

Chacune prend une minute et se prête mal à une réponse vague sans que cela se voie. Prenez des notes : vous comparez des réponses, pas des impressions.

  1. 01

    Lequel des quatre payeurs ontariens dépose-t-il réellement ?

    L'assurance complémentaire, l'automobile, la CSPAAT et l'Assurance-santé sont quatre circuits distincts, pas une seule fonction « facturation canadienne ». Demandez lesquels se transmettent électroniquement depuis votre compte aujourd'hui, lesquels sont seulement enregistrés pour un dépôt manuel, et lesquels attendent une certification hors du contrôle du fournisseur. Un fournisseur qui nomme ses lacunes sans qu'on insiste vous montre comment il se comportera le jour où quelque chose ira mal.

  2. 02

    Détient-il un rôle de fournisseur de réseau au sens de la LPRPS, par écrit ?

    La LPRPS ne certifie aucun logiciel : « conforme à la LPRPS » sur un site ne veut rien dire en soi. Ce qui compte, c'est le contrat. Votre clinique est le dépositaire des renseignements de santé ; demandez si le fournisseur agit comme fournisseur de réseau d'information sur la santé au sens du paragraphe 10(4), et demandez à le voir dans l'entente de traitement des données plutôt que sur une page marketing. Demandez séparément si les accès aux dossiers sont journalisés et si vous pouvez exporter ce journal.

  3. 03

    L'imagerie vit-elle dans le dossier, ou seulement en pièce jointe ?

    Demandez à voir une image ouverte à l'intérieur d'une note clinique, pas téléchargée depuis une liste de fichiers. Si la clinique fait de l'imagerie, ou en reçoit, la différence se compte en minutes par visite et elle s'accumule. Demandez quelle norme d'imagerie le système parle : un système qui parle les normes peut recevoir directement d'un appareil au lieu de dépendre d'un envoi par courriel.

  4. 04

    L'interface fonctionne-t-elle en français, entièrement ?

    Si vous desservez une zone désignée, ou avez simplement des patients francophones, demandez à voir l'écran d'un clinicien en français pendant la démonstration, pas la page de réservation. Demandez ensuite s'il s'agit de français canadien. Une traduction européenne se comprend mais sonne étrangère aux patients de l'Ontario et du Québec, et le titre réservé ici est physiothérapeute.

  5. 05

    Qu'advient-il de vos données si vous partez ?

    Posez la question pendant la négociation, quand vous avez le plus de poids, et jamais après avoir signé. Que contient l'export, dans quel format, pouvez-vous le lancer vous-même sans déposer une demande, et inclut-il les dossiers cliniques ou seulement les coordonnées ? Un fournisseur à l'aise avec cette question est un fournisseur qui compte vous garder par la qualité plutôt que par la difficulté de partir.

Nos propres réponses

Les mêmes cinq questions, posées à nous-mêmes.

Un guide d'achat qui esquive son propre test est une publicité. Voici nos réponses à ce jour, y compris celle où nous sommes en retard.

1. Les payeurs — en partie, et la lacune est l'essentiel

L'Assurance-santé est construite selon la spécification MCEDT du ministère et conditionnée par des tests de conformité que nous ne pouvons pas raccourcir. L'assurance complémentaire par TELUS eClaims est construite et délibérément désactivée jusqu'à l'entente de fournisseur certifié et la trousse d'intégration : elle échoue en mode fermé plutôt que de faire semblant de déposer. Les demandes automobiles sont acheminées et suivies, mais les formulaires OCF se déposent dans le portail de HCAI, et la CSPAAT n'a de circuit tiers pour personne. Si la facturation électronique en assurance complémentaire dès le premier jour est votre exigence, pesez-le honnêtement.

2. La LPRPS — oui, et c'est au contrat

Nous agissons comme votre fournisseur de services électroniques et, en Ontario, comme fournisseur de réseau d'information sur la santé au sens du paragraphe 10(4), consigné dans un addenda écrit de traitement des données plutôt qu'affirmé sur une page. Votre clinique demeure le dépositaire. Les consultations de dossiers cliniques par des utilisateurs authentifiés sont inscrites dans un journal d'accès que vous pouvez exporter.

3. L'imagerie — dans le dossier

L'imagerie se consulte à l'intérieur du dossier plutôt qu'en pièce jointe, au moyen des normes web DICOM, de sorte qu'un appareil apparié peut envoyer les examens directement. L'imagerie et les constats de consultation se placent sur la carte corporelle du patient, et les mesures de résultats sont saisies à chaque visite et suivies tout au long du plan de soins.

4. Le français — français canadien, personnel et patients

L'interface fonctionne en anglais, en français canadien et en arabe, et le français couvre les écrans cliniciens et non seulement le parcours patient. Il se choisit depuis l'en-tête, le portail patient, le profil utilisateur et les paramètres généraux.

5. Vos données — vous pouvez les emporter

Un administrateur peut générer et télécharger une sauvegarde des données de sa propre clinique depuis l'application, sans déposer de demande auprès de nous. Les restaurations sont idempotentes et ne rétablissent jamais de rôles de niveau plateforme à partir d'un fichier.

Pour aller plus loin

Ce que les cliniques demandent après ces cinq questions.

Y a-t-il une question qui compte plus que les autres ?

La première. La facturation est l'endroit où un choix de logiciel se rembourse ou vous coûte discrètement un poste administratif à temps partiel, et c'est la question où l'écart entre le sous-entendu et le vrai est le plus large. Si vous ne devez en vérifier qu'une par écrit, vérifiez quels payeurs se transmettent électroniquement aujourd'hui.

Un fournisseur annonce une fonction « bientôt disponible ». Quel poids lui donner ?

Demandez de quoi elle dépend. Une fonction qui attend l'ingénierie du fournisseur est un élément de feuille de route et peut ne jamais arriver. Une fonction qui attend un tiers, comme un test de conformité ministériel ou une entente de fournisseur certifié, suit un processus que personne n'accélère, et le fournisseur devrait pouvoir en décrire l'état exact. Dans les deux cas, achetez le produit qui existe aujourd'hui et considérez le reste comme un bonus.

Quel poids donner au prix ?

Moins qu'à la question de la facturation, et méfiez-vous des tarifs affichés. Le prix par praticien, les tarifs à temps partiel, les frais de traitement des paiements et le palier qui débloque les forfaits ou les abonnements changent beaucoup le chiffre réel. Calculez le coût annuel pour votre équipe réelle et votre éventail de rendez-vous, pas le montant mensuel de la page de tarifs.

Est-ce important qu'un fournisseur soit canadien ?

Moins qu'on ne le suppose, et ce n'est pas un raccourci vers les réponses ci-dessus. Ce qui compte, c'est quels circuits ontariens le logiciel dépose réellement, si le rôle LPRPS est contractuel, et où vos données sont traitées et hébergées. Posez ces questions directement plutôt que de les déduire d'une adresse de siège social.

Nous sommes multidisciplinaires, pas seulement en physiothérapie. Cela change-t-il quelque chose ?

Les cinq questions tiennent, avec un ajout : demandez si l'adhésion aux régimes est suivie par profession. Un massothérapeute exerçant dans une clinique dont les physiothérapeutes sont adhérents ne l'est pas automatiquement, et un logiciel qui modélise l'adhésion au niveau de la clinique plutôt que du praticien acheminera mal ces demandes.

À voir aussi

Où regarder ensuite.

Prêt à essayer The Clinic

Voyez-le piloter votre clinique en 30 minutes.

Réservez une démo personnalisée. Nous utiliserons les véritables flux de travail de votre clinique — pas une visite générique.

Aucune carte bancaire. Aucune diapositive. 30 minutes.